Au Canada, pays où cohabitent deux communautés de langue officielle, un service de santé de qualité doit être offert aux francophones en français.
On sait que la barrière de la langue influence la qualité des services, qu’elle réduit le niveau de satisfaction des patients, qu’elle augmente la durée de temps de consultation et le nombre de tests diagnostiques, qu’elle diminue la probabilité de fidélité aux traitements et qu’elle réduit le recours aux soins préventifs.
Aujourd’hui, au Canada, il serait de 3 à 7 fois plus difficile pour un francophone que pour un anglophone d’avoir accès à des services de santé dans sa langue maternelle. Il est certain que la situation peut varier d’une région à l’autre, mais il est clair que des améliorations sont possibles partout.
Ces améliorations ne seront pas possibles sans un engagement du milieu, une volonté politique et des structures institutionnelles qui facilitent l’action.
Une stratégie pour améliorer l’accès devra agir autant sur l’offre que sur la demande, s’appuyer sur un effort concerté, tenir compte des différences régionales et prévoir la participation de la communauté.
Dans chacune des communautés, les initiatives doivent s’inscrire dans une stratégie globale et cohérente. La stratégie que propose le Comité consultatif des communautés francophones en situation minoritaire, créé par le ministre fédéral de la Santé, s’articule autour de cinq leviers d’intervention : cinq éléments imbriqués les uns dans les autres et implantés en fonction d’une logique et d’une réalité locales.