La formation

Le déploiement d’activités de formation qui assurent la disponibilité de professionnels de la santé pouvant s’exprimer en français

Le nombre d’inscriptions dans les programmes de formation en santé est insuffisant pour pallier la pénurie de professionnels de la santé pouvant s’exprimer en français. Il faudrait tripler, ou même quadrupler, le nombre d’inscriptions de francophones dans les programmes de formation en santé.

Le lieu et la langue de formation sont deux facteurs importants de l’équation. L’expérience démontre que les futurs professionnels de la santé ont tendance à ne pas revenir dans leur région d’origine lorsqu’ils fréquentent un établissement de formation loin de leur domicile. Ceux et celles qui optent pour étudier dans un établissement anglophone, quant à eux, pratiquent rarement leur profession en français par la suite.

Il est donc crucial que les programmes de formation, par l’intermédiaire de stages pratiques, favorisent un contact de l’étudiant avec sa région d’origine, et ce, le plus fréquemment et longtemps possible. Les expériences comme le Partenariat Acadie-Université de Sherbrooke ou le Centre national de formation en santé, situé à Ottawa, ont déjà ouvert la voie dans cette direction. Il faut accroître le nombre d’expériences de la sorte dans les communautés.

Le Centre de formation et le consortium

L’actuel Centre national de formation en santé (CNFS), un projet-pilote présentement coordonné par l’Université d’Ottawa, a été mis sur pied en janvier 1999 grâce à une aide financière de 10 millions de dollars du ministère du Patrimoine canadien, dans le but d’accroître les efforts de formation en santé au sein de la francophonie minoritaire.

Jusqu’à ce jour, le CNFS et ses partenaires ont notamment réalisé :

 

  • La formation de quelque 110 nouveaux étudiants qui sont inscrits au cours des quatre dernières années dans les programmes de santé à l’Université d’Ottawa;
  • La création d’une équipe pluridisciplinaire d’une quinzaine de spécialistes qui animent des programmes de formation clinique à l’Hôpital Montfort et le développement de ressources multimédia et la documentation connexe disponibles à distance pour répondre aux besoins de précepteurs cliniques dans diverses régions;
  • Des partenariats, principalement en sciences infirmières, qui ont permis la formation de quelque 40 étudiants additionnels à distance à travers le pays.

    Ces partenariats ont permis d’implanter, par exemple, un programme de sciences infirmières au Collège universitaire de Saint-Boniface, au Manitoba, de faire profiter des étudiants disséminés à travers le Canada du déploiement de programmes à distance et de mettre sur pied des stages cliniques et pratiques en régions.

    La deuxième phase, qui se déroulera de 2003 à 2008, vise à instaurer un Consortium pan-canadien, regroupant une dizaine d’établissements universitaires et collégiaux répartis à travers le pays. Elle profitera d’ententes de formation inter-provinciales existantes, ainsi que d’un réseau de coordonnateurs en liaison avec toutes les communautés. Le Consortium veut rendre la formation dans le domaine de la santé plus largement accessible en s’appuyant sur les deux pôles majeurs déjà en place – le Nouveau-Brunswick et l’Ontario – et favoriser le renforcement de nouveaux pôles dans les autres régions et provinces.

    L’objectif principal du Consortium est d’accroître le nombre de professionnels et professionnelles francophones par l’accès élargi aux programmes disponibles et par un déploiement de la formation à travers le pays.

    L’utilisation de divers mécanismes est prévue pour atteindre cet objectif, dont la formation clinique et pratique dans les communautés de provenance, le développement de programmes dans ces communautés ou plus près d’elles, à l’aide de partenariats inter-institutionnels et le développement de formations complémentaires/en partenariat à l’aide de la formation à distance.

    Pour en savoir plus sur le Centre national de formation en santé et le consortium de formation.

 

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